L’enseignement par le rire
 

Le maître d’un lointain monastère utilisait une curieuse méthode : il enseignait par le rire. Tant et si bien que sa notoriété se répandit rapidement dans les provinces alentour, elle grossit, et on parla de lui à la capitale. Certains maîtres en éprouvèrent une secrète jalousie. On s’empressa de dépêcher des moines pour éprouver sa méthode. Au terme d’une longue marche dans la montagne, les moines furent accueillis par une brève et classique leçon sur le vide. Ils furent invités ensuite à prendre le thé avec le maître. Un disciple servit le thé et chacun voulut porter le bol aux lèvres, mais le contenu s’échappa brusquement sur la table, pour y couler en minces filets.

- Ce n’est pas possible, protestèrent les moines, pendant que le maître et son assistant riaient de bon cœur. Un trou avait été pratiqué au fond de la tasse. La nappe l’obstruait, mais dès qu’on levait la tasse, le liquide s’en échappait.
- L’esprit est une tasse sans cesse vide, dit le maître. A quoi sert de remplir le vide ? Le vide reste le vide. Videz-vous ici, comme ces tasses de thé.

Les moines demandèrent congé pour la nuit. Le lendemain, un semblable sermon sur le vide fut prononcé, puis le maître invita de nouveau à prendre le thé. Les moines s’installèrent précautionneusement et, avant de porter la main à leur tasse, ils s’inclinèrent pour s’assurer que le fond n’était pas ébréché. Une fois rassurés, ils voulurent prendre leur bol, mais ceux-ci restaient immobiles, malgré leurs efforts répétés. Et le maître et son assistant de rire à pleines dents devant leur entêtement. Les tasses étaient collées à la table.
- Il ne faut pas rester attaché aux choses, conclut rapidement le maître.
Les voies sont nombreuses, le chemin est identique.

L’histoire du Bouddha rieur remonte au XIème siècle en Chine. Selon la tradition, un moine bouddhiste errant, désigné comme une incarnation du Bodhisattva Maitreya, le bouddha du futur, était reconnu pour sa bonté et sa générosité. Il se distinguait par une forte corpulence et un comportement loufoque et imprévisible, mais bienveillant et affectueux, et on lui prêtait des dons de voyance exceptionnels. Au Japon, ce moine porte le nom de Hotei. Reconnu comme l’un des plus grands mystiques du pays, il n’a jamais prononcé une seule parole, mais en revanche, lorsqu’il atteignait l’illumination, il se mettait à rire. Si on lui demandait pourquoi il riait, il se mettait à rire plus fort. Durant les années qui suivirent son illumination, il ne fit qu’une chose : aller de village en village en riant. « Son rire était contagieux et ceux qui le suivaient se mettaient aussi à rire. Et, ce faisant, leurs sens étaient purifiés, leur vision s’améliorait et tout leur être devenait léger », raconte la tradition.

RIRE ET MÉDITATION est un module expérienciel pour permettre aux salariés de s’initier en douceur au lâcher-prise, au recul salutaire et au contentement intérieur. Les sages de nombreuses cultures traditionnelles posent souvent ces questions aux personnes qui cherchent à l’extérieur d’eux-mêmes leur liberté et leur plénitude :

- Dans ta vie, quand as-tu cessé de chanter ?

- Dans ta vie, quand as-tu cessé de danser ?

- Dans ta vie, quand as-tu cessé de t’émerveiller en écoutant des histoires ?

- Dans ta vie, quand as-tu cessé d’être confortable avec la douceur du silence ?

Laissez la rivière de ces interrogations vous emporter. Explorez vos réponses…

Formation

Rire & Méditation

Par cette action de formation je propose ici d’enseigner les bases de la concentration  et de l’introspection, ceci afin  d’apprendre à muscler le mental.


Des pratiques simples à poser dans le quotidien telle une respiration consciente, une visualisation, une posture corporelle différente pour changer d’humeur seront utiles pour discipliner nos pensées et les orienter vers la réalisation de nos rêves et de nos projets.

 

Le rire et la Méditation :

les épousailles de deux disciplines qui semblent à priori à l’opposé l’une de l’autre sont-elles possibles ? Extraversion maximale et prise directe avec les autres pour l’acte social du rire et silence introverti, recueillement volontaire et conscient à l’intérieur de soi pour la méditation, ce double mouvement comme le ressac de la mer ou comme notre inspire/expire, nous conduit au cœur de soi et parmi les autres.

Trop d’extraversion et nous voici dans l’hystérie incontrôlée, excessive, de celle qui fait du bruit sans musicalité, un débordement parfois utile comme étape mais qui n’a pas la délicatesse de ce qui est juste. A contrario les yogis verrouillés dans leur pratique qui ont perdu même l’esquisse d’un sourire sont ennuyeux à voir et à vivre.

 

Processus de la formation « Rire et Méditation »
 

Dans un premier temps vous serez invité à rire, à rire pour rien, sans raison, à lâcher-prise (je ferais en sorte de vous y conduire pas à pas).

Vous serez étonné de voir à quel point votre nature réelle est enfouie. Puis, dans une posture digne et confortable, vous vous entrainerez à être témoin, tel un observateur au sommet de la colline.
 

Petit à petit vous apprendrez à discipliner votre mental au lieu d’être guidé par lui.

Afin que l’apprentissage soit accessible à tous, les séquences sont courtes, variées et de différentes approches : visuelles, auditives, basées sur le souffle, le mouvement, la marche consciente, la voix et la mobilisation du corps et quelques assises simples. Cette diversité permet à chaque participant de repérer la porte d’entrée la plus accessible pour lui.

Une pratique journalière de dix minutes peut changer votre vie !

Il est important d’habituer le mental à se focaliser sur une seule chose puis à se détacher d’elle afin d’atteindre le silence de la conscience pure.
 

Si vous souhaitez vous entraîner MAINTENANT, suivez le guide :

Choisissez un petit mot qui vous soit agréable, exemple : amour, lumière, joie, gratitude...

Assis confortablement, fermez les yeux et commencez par prendre quatre ou cinq respirations profondes pour vous relaxer un peu et prendre contact avec votre corps. Ensuite, commencez à répéter mentalement le petit mot. Répétez-le en pensées, en douceur, sans effort, sans concentration, sans vouloir lui imposer un rythme particulier, et surtout pas un rythme trop rapide, pensez-le simplement.

Cela doit être agréable, simple et doux.

Evidemment, tout un tas de pensées vont danser dans tous les sens et se bousculer.

Ne vous en occupez pas, n’essayez pas de les chasser, ne luttez pas contre elles, regardez-les passer sans vous y attarder, sans les nourrir, sans leur donner d’importance, regardez-les comme si vous regardiez un film, acceptez qu’elles soient présentes, mais ne vous y attachez pas. Les pensées qui émergent créent des chaînes de pensées. Dès que vous prenez conscience de cela et que vous remarquez que vous n’êtes plus sur votre petit mot, reportez votre attention en douceur sur celui-ci.
 

Lorsque vous prenez conscience que le petit mot devient tout fin, tout subtil, comme s’il était là de lui-même sans que vous ayez à le penser, comme s’il flottait en vous, alors à ce moment-là, cessez de le penser, lâchez-le pour n’être plus que silence. Faites cela pendant environ vingt minutes, puis allongez-vous quelques instants. Ensuite, revenez tout en douceur vers votre activité. Parfois, vous aurez de nombreuses pensées et vous vous sentirez agité ; d’autres fois, vous serez dans un calme très profond. Ne vous préoccupez pas de tout cela. Il n’y a rien à réussir : cela se passe toujours de la meilleure façon qui soit pour vous dans l’instant présent. Si vous n’êtes pas en silence, acceptez-le. S’il y a beaucoup de pensées et que vous êtes agité, acceptez-le aussi. Lâchez prise et réjouissez-vous d’être juste là, maintenant.


Le passé s’efface à chaque instant, il se dissout, laissant sa marque sous forme de souvenirs, d’émotions et d’expériences. Le futur n’existe que sous la forme d’une projection de notre pensée présente. Tout ce que vous faites, vous le faites dans le présent. Tout ce que vous pensez, vous le pensez dans le présent. L’instant présent, c’est comme de marcher de pierre en pierre pour traverser le grand fleuve de la vie. Il n’y a que la pierre où l’on a posé le pied qui est vraiment réelle et qui nous porte. Celles qui sont derrière nous, sont déjà sous l’eau et celles qui sont devant, n’ont pas encore émergé.
 

J’ai choisi de rire au moins dix minutes par jour

« Cultiver l’autodiscipline est fastidieux mais créer un nouveau rituel est amusant et efficace. J’ai donc ajouté à ma pratique méditative quotidienne bien ancrée des séquences de rire. Lorsqu’assise j’ai le mental encombré et du mal à être attentive, je commence à rire doucement bouche fermée ou en gloussant comme s’il m’était interdit de faire du bruit. Comme un moteur diesel, cela démarre certains jours très poussivement, toutefois cela fonctionne à chaque fois, le rire gronde, explose et prend son envol. Le diaphragme très stimulé lors du rire contenu et silencieux du départ fait office de nettoyage lorsque le rire jaillit. Impliquer ardemment le corps ramène aux sensations et oblige à la présence. Quand le rire s’apaise, la vacuité est là, je n’ai plus qu’à fondre mon attention en elle. Pour moi, le rire et la méditation sont des épousailles joyeuses et sacrées ». Martine Medjber-Leignel, extrait de "Le Rire pour les Nuls", First 2013 

 

N’hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements et pour un devis personnalisé, merci.

« RIRE ET MEDITATION »  90 minutes/ une demi-journée /ou une journée